Tél : 01 44 70 00 13 / 2 ruelle Roquedat, 93300 Aubervilliers 

Image Alt

Bruno Brette Luthier

Apéro-concert RENE MILLER le vendredi 23 Mars 2018 à 20h

Ce voyage initiatique, ce retour aux sources les plus profondes du blues nous sont offertes aujourd’hui par trois talentueux artistes venus d’horizons et de cultures différentes. Trois noms figurent simplement sur ce nouvel opus: René Miller, Stephen Harrison et David Chalumeau. Nul besoin de fioritures, sobriété rime avec sincérité, nous sommes dans le berceau du blues.

Bien connu du public français pour sa participation à de nombreux festivals, René Miller pointure indissociable du blues, originaire de Louisiane se partage entre la France et son pays natal avec cette particularité de jouer en acoustique sur une guitare en métal. Stephen Harrison, né en Angleterre, est à ce jour un des meilleurs contrebassistes et poly-instrumentistes d’Europe. Ce membre fondateur de différents groupes a partagé la scène avec entre autres Bill Wyman, The Pogues, Jacques Higelin… et a enregistré de nombreux albums.

David Chalumeau, harmoniciste français d’origine vietnamienne attrape le virus du blues à l’adolescence et découvre la scène à l’aube des années 2000 avec le groupe Swampini. Après avoir participé à différents projets variés et partagé la scène avec Greg Zlap, Nico W. Toussaint, Corey Harris, ou encore Kezia Jones, il intègre en 2012 l’équipe

Booking : David Chalumeau – davchalumeau@gmail.com – +33(0)6 62 63 83 71 http://www.davidchalumeau.com

de Cory Seznec qui l’amènera pour des tournées aux USA et Canada.
Dire que René Miller et ses deux complices revisitent les standards du blues n’est pas le terme approprié, non, cela va bien au-delà. Le trio partage un secret bien gardé, celui du Docteur Emmet Brown, et c’est à bord de cette machine à remonter le temps que nous embarquons en leur compagnie…!
Deux compositions ‘Baby Doll’ et ‘Hole’ sont signées de Maître René Miller. Surprenante est sa voix tout comme ses accords de gratte, échappés comme par enchantement d’un champ de coton, d’emblée une porte s’ouvre sur un monde que nous pensions oublié.

Miracle! Nous survolons les rives du Mississipi, posons quelques temps notre machine infernale, nous sommes au début du siècle dernier, notre trio retrouve quelques légendes et reprend avec elles les titres ‘Frankie’ de Mississipi John Hurt, ‘Higway 61’ de Big Joe Williams, ‘Phonograph Blues’ de Robert Johnson, ‘Special Rider Blues’ de Skip James ou encore ‘Preaching the Blues’ de Son House. La guitare de René sublime, la contrebasse de Stephen fascine, l’harmo de David envoûte, c’est la fête, nous sommes au coeur du Delta.

Le Tennessee se profile à l’horizon, ‘Goin’to Brownsville’ de Steepy John Estes est de mise, cap sur le Texas avec ‘Samson and Dalilah’ de Blind Willy Johnson avant de découvrir la côte est sur ce titre ‘In my Time of Dying’ de Josh White. Comme on est bien en si bonne compagnie, c’en est même jouissif, mais c’est déjà le chemin d’un retour plus proche de nous avec deux superbes interprétations plus blues que jamais, ‘Hallelujah’ de Léonard Cohen et ‘Come Together’ de John Lennon. L’extase!

Vous l’aurez compris, cet album est hors du temps, il est indispensable au patrimoine du blues, l’enregistrement est d’une qualité irréprochable et comblera les puristes (même sans les craquements des 78 tours), ravira les initiés et s’il peut contribuer à faire connaitre ce qu’est le blues, le vrai blues aux jeunes générations, le pari est gagné!

Sur ce, je vous quitte, je replace une énième fois ce CD sur ma platine et repars voyager dans le temps. Bye bye.

Alain Betton

Paris-Move

Mai 2015

Encore un Blanc avec une National et un tube de laiton qui nous fait le coup du Delta revisité. On se dit ça quand l’album démarre et, ma foi, c’est carrément vrai. Dans ce type de pèlerinage, le suivisme et le folklore sont inversement proportionnels à la personnalité du touriste. Rene Miller a vraiment trouvé quelque chose. C’est un peu comme partir de la pièce usinée pour remonter au minerai. Quand il reprend ‘Frankie’ de Mississippi John Hurt ou ‘Phonograph Blues’ de Robert Johnson, le minerai n’est pas loin. Mais il faut être bien sûr de son coup pour attaquer ‘Come Together’ (Lennon) ou ‘Highway 61’ (télescopage de Big Joe Williams et Dylan), et revenir aux limbes d’une mélodie. Miller, Américain de Paris, s’est entouré d’un contrebassiste anglais (Stephen Harrison) et d’un harmoniciste français (David Chalumeau). Il exploite la raideur et la force de sa National, pour décocher un jeu anguleux et heurté. L’élasticité est apportée par la contrebasse dont le slap, avec sa scansion percussive, s’impose comme le quatrième instrument du trio. Cf. ‘Preaching The Blues’ (Son House), l’un de ces Delta progressifs dont Miller a le secret, et qui claque pendant quatre minutes et demie sans une seconde d’ennui. Le contrebassiste Harrison montre qu’il n’en aurait pas fallu beaucoup au le blues du Mississippi pour virer rockabilly. L’harmonica se tient en retrait, se demande parfois ce qu’il fait là, mais sait sortir de ses gonds au besoin, gazouiller, lancer des éclairs et mêler ses wah-wah aux wah-wah du chant, dernier élément de cette réussite. Miller a une voix nasale, très hillbilly, qui flûte dans les aigus avec toute une gamme d’élans vintage. Ce mec a inventé une façon désinvolte d’honorer ses maîtres en les piétinant avec déférence ! Ses marathons de blues dénudés, ‘In My Time Of Dying’ Booking : David Chalumeau – davchalumeau@gmail.com – +33(0)6 62 63 83 71 http://www.davidchalumeau.com

(Josh White), ‘Phonograph Blues’, ‘Special Rider Blues’ (Skip James) et ‘Preaching The Blues’, sont un peu ses ‘Midnight Rambler’. Le terrain a beau avoir été balisé et rebalisé, dans les capillarités il y avait encore une veinule, une artériole à prendre. Bien joué, Miller !

Christian Casoni

Blues Again

Avril 2015

Originaire de Louisiane et aujourd’hui partagé entre son bayou d’origine et la France qui l’a facilement adopté, René Miller est un de ces Blancs au talent certain qui jouent et chantent le blues comme les Noirs, sans jamais trop en faire mais en trouvant à chaque fois l’intonation la plus juste et l’inspiration qui va bien. Habitué des festivals de blues, le chanteur et guitariste nous revient cette fois en trio pour un projet qui ne porte rien de plus que le patronyme des trois protagonistes, un projet où l’on retrouve le contrebassiste anglais Stephen Harrison et l’harmoniciste franco-vietnamien David Chalumeau. Formation all stars à la virtuosité confirmée, le René Miller Trio y va ainsi d’une dizaine de reprises des standards du blues et autres mais aussi de deux compositions signées par le maitre de cérémonie lui-même, « Baby Doll » et « Hole ». Entre le blues du delta tout en slide porté par un résonateur de très belle facture et des titres aux consonances plus jazzy, les trois complices se laissent aller à revisiter à leur manière le « Frankie » de Mississippi John Hurt, le « Highway 61 » de Big Joe Williams, le « Special Rider Blues » de Skip James ou encore le « Preaching The Blues » de Son House mais aussi le « Hallelujah » de Leonard Cohen et le « Come Together » des Beatles pour en arriver à une véritable collection de pièces d’orfèvrerie interprétées avec une inspiration folle et un talent qui ne l’est pas moins. Si on ne sort que très peu des sentiers battus, au moins le René Miller Trio a-t-il le mérite de nous proposer ses propres versions de morceaux qui appartiennent à l’histoire des musiques américaines, mais pas que. Les cordes qui pleurent sous le poids du bottleneck et celles qui claquent sur le manche de la contrebasse, un harmonica qui virevolte de l’un à l’autre des deux instruments et une voix qui interpelle … C’est grâce à toutes ces choses mais à quelques autres encore que cet album tombe à point nommé pour faire le trait d’union entre le blues d’hier et celui de demain ! A garder très près de la platine pour se souvenir d’où vient cette musique …

Booking : David Chalumeau – davchalumeau@gmail.com – +33(0)6 62 63 83 71 http://www.davidchalumeau.com

Fred Delforge

Zicazic

Août 2015

Post a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X