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Bruno Brette Luthier

concert ahmet gulbay trio à paris

AHMET GULBAY TRIO – VENDREDI 14 JANVIER 2011

Ahmet Gulbay –  piano
Nicola Sabato – contrebasse/basse electrique
Lukmil Perez – batterie

Ahmet Gulbay
Il est l’homme des bœufs d’après concert des vendredis et samedis à minuit au Duc. En alternance avec le batteur Rémy Vignolo, il a la délicate tache d’animer ces jams et il le fait toujours avec plaisir, générosité et tact. Un rôle difficile que d’organiser ces rencontres où les meilleurs solistes se frottent aux pires. Il faut de la diplomatie, de la psychologie et aussi une connaissance pléthorique des standards du jazz et ce, dans toutes les tonalités. Il a officié à Saint-Germain-des-Près au Bilboquet ou Chez Papa, deux restaurants qui ont longtemps été ses fiefs. Il est le seul musicien habitant d’ailleurs, quel luxe, place Saint-Germain des Prés. Il est un peu de l’âme de ce quartier historique où les fantômes de Sartre, Queneau, Vian, Mouloudji rôdent encore. Il faut l’entendre improviser sur « Un jour, tu verras », quelle poésie ! Ahmet aime les chansons et le cinéma et cela s’entend dans son répertoire. Stylistiquement, ses héros ont pour noms Monty Alexander, Oscar Peterson, Milt Buckner, Horace Silver, mais aussi Fats Waller. Il est celui qui met le feu aux poudres, il n’aime rien d’autre que de  lever les salles depuis son piano. Son charisme, son sens du swing, de l’harmonie mais aussi et surtout du suspens, de la relance, de la surprise devraient le porter bien au dessus de là où il est considéré par la critique. Celle-ci l’ignore, purement et simplement. Qu’il me soit permis d’écrire qu’elle se trompe. Je suis sûr qu’il souffre de cette situation injuste et qu’il en conçoit une certaine amertume. Que voulez-vous, en France, faire le tabac, swinguer, lever le public, sont des choses méprisables pour les soi-disant « spécialistes ».  – Extrait d’ « AU DUC DES LOMBARDS jazz clubbers » – L’Elocoquent Editions – Novembre 2010 –  Jean-Michel Proust.

Lukmil Perez Herrera
Né à la Havane le 10 septembre 1970, Lukmil Perez Herrera étudie la batterie dès 11 ans à la « Escuala Elemental de Arte » avec le batteur de Irakere, Enrique Pla. Dès lors il se passionne pour le jazz. A la fin de ses études il intègre des groupes tels que : « Banda JV », « Perspectivas » et surtout « Havana Ensemble », ex-Irakere, où se sont croisés tous les grands jazzmen cubains contemporains et avec qui il fait ses premières tournées internationales : Etats Unis, Amérique Centrale et du Sud, Europe.
En 1999, après avoir enregistré avec le jeune pianiste virtuose Tony Perez, il décide de s’installer en Europe pour develloper sa carrière individuelle. Il participe à plusieurs projets comme celui du trompettiste Mario Morejon « el indio », le bassiste Felipe Cabrera, la chanteuse jazz soul américaine Muriel Fowler, le spectacle de Jérome Savary « Looking for Chano ».
Etabli aujourd’hui à Paris, Lukmil lance son propre projet : Lukmil Perez Colectivo (LPC), formation qui fusionne le folklore cubain, jazz, funk soul et electro. L’album est enregistré avec ses amis de toujours : le trompettiste Julio Padron (« Irakere », « Afro Cuban All Stars », «Looking for Chano »), le trombone Juan Carlos Marin, le guitariste Norberto Rodriguez, le bassiste Ronald Moran et le pianiste André Sutre.

Nicola Sabato
Autodidacte, il se forme à l’écoute des maîtres Ray Brown, Paul Chambers, Sam Jones, etc. Il fait ses débuts professionnels sur la scène montpelliéraine et « monte » à Paris en 2000. Il parfait alors sa maîtrise de l’instrument avec Pierre Boussaguet et a même le privilège de suivre un cours (unique mais décisif) avec le grand Ray Brown. Il se lie également d’amitié avec l’un des meilleurs batteurs du monde : Jeff Hamilton. Membre du sextet du batteur et trompettiste Jean-Pierre Derouard et du trio du pianiste Philippe Duchemin, il devient une figure des clubs parisiens et parcourt les festivals dans toute l’Europe. Sideman précieux, car d’une grande finesse, il se fait également leader en montant un trio, avec le guitariste Dano Haider et le pianiste Florent Gac, dans la tradition musicale de Nat Cole ou Oscar Peterson mais avec un son et une approche moderne. Apprécié des grands solistes américains, il accueille régulièrement en France, au sein de ses formations, des invités de marque comme Jeff Hamilton ou Harry Allen. Il a, par ailleurs, signé deux albums magnifiques d’énergie et d’assurance, On A Clear Day et Lined With A Groove.

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